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Star Wars : Année Zéro / Chapitre 8 : Elonn

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  • 1er chapitre ici / 2ème / 3ème / 4ème / 5ème / 6ème / 7ème , 8ème chapitre ci-dessous. Déjà le 8ème, ahah. Merci de votre soutien, chers tipeurs. Vraiment. Je l'aurais jamais fait sans vous. C'est drôle d'ailleurs parce que ce chapitre ouvre deux choix possibles pour le reste de l'histoire. L'un est un retournement qui ferme la narration mais magnifie un personnage et ajoute de la profondeur. L'autre rend l'intrigue plus épique mais aussi plus classique. En fait, la première possibilité développe un personnage au détriment de l'univers. Et l'autre permet l'inverse. Je sais vers quoi m'orienter mais j'aurais forcément des regrets. Sinon, je le dis maintenant mais je proposerai deux fins. Une canonique, dans l'esprit du récit, et une autre façon climax. Bonne lecture. ;)

  • Elonn


    - Pourquoi tu n’es pas venu seul ? demande timidement Elonn, presque honteuse de faire son retour de cette manière, sans trop savoir quoi dire, sans savoir vraiment par où commencer.

    - Mon amour, vient-là.

    Elonn vient se serrer contre Lian. Les deux Jedi s’embrassent. Les retrouvailles sont inespérées, là, dans l’ombre de la station de communication qui flotte dans l'atmosphère d'Omégan.

    - Je suis désolée, se met-elle à pleurer en caressant la cicatrice de Lian, cette oreille à moitié fondue. Tellement désolée.

    - Ce n’est rien, ma chérie. Tu es là, c’est tout ce qui compte. Rien ne t'oblige à voir notre maître si tu ne veux pas. Elle ne sortira pas de la navette. D'ailleurs, je voulais te parler seul avant même que tu ne t’expliques. Tu n'as pas besoin de rendre des comptes. Tu n'as pas besoin de te justifier. Suis-moi et partons. Laissons tomber les Jedi, trouvons-nous une planète, fondons une famille et menons notre vie. Elle sera belle et douce. Dis oui, Elonn. Je t'en prie. Je ne veux plus te perdre. Plus jamais.

    - J’aimerais tellement, Lian. Tu ne peux pas l'imaginer. Mais je ne peux pas. Pas après avoir rencontré Aetius.

    - Pourquoi ?

    - Parce qu’il n’y aura nul part où aller, mon amour. Nul endroit où lui échapper. Nous n'avons pas d'autre choix que celui de combattre. Alors oui, j’aimerais te répondre "partons". J'aimerais tant. Mais j'ai croisé sa route et je ne peux pas m'en détourner. Toi non. Car si tu l'avais vu, tu me dirais la même chose. Nous sommes des chevaliers, Lian. Plus que jamais ! La Force a besoin de nous.

    - Je ne comprends pas tout, Elonn. Je croyais qu’on t’avait forcé à devenir Sith. Et tu es là, comme avant, sans trace apparente mais il y a une faille si profonde. Quelque chose a changé. Que t'est-il arrivée ?

    - Je suis triste, Lian. Triste pour tellement de raisons. Triste à cause de ce que je vais te demander de faire. Triste parce que je n'ai pas le choix. Mais je n’ai jamais été une Sith, sois en sûr. Et je ne le serai jamais.

    - Je sais, ma puce. Tu seras toujours une Jedi. Ma Jedi. C’est pour cela que j’ai prévenu notre maître. Elle arrangera tout.

    - Elle ne pourra rien, Lian. Elle n’en a pas le pouvoir. Le conseil m’enfermera. Il y aura des actes d’accusation. Je devrai apporter des preuves de mon innocence alors que je n'ai que ma parole. De toute façon, même innocentée, je serai traitée comme une pestiférée et ils auront raison. Je ne suis pas fiable, Lian. Il faudrait me mettre en quarantaine.

    - Fais-toi confiance, ma belle ! sussure-il tendrement pour la rassurer alors que ses bras l'enserrent.

    - J’ai été sous son emprise. Je ne peux plus lui échapper.

    - L'emprise de qui ? D'Aetius ?

    - Non. De Marionetis.

    - Ton apprenti ?

    - Il n'a jamais été mon apprenti. Il avait besoin de moi mais je ne connais toujours pas ses raisons. Je ne comprends rien : ni pourquoi il m’a capturé, ni pourquoi il m’a laissé partir. Je ne sais plus quoi penser, Lian. Je suis perdue.

    - Tu veux dire qu'il t’a libérée ?

    - Oui. Il m’a annoncé qu’il n’avait plus besoin de moi. Il m’a donné un vaisseau et c'était fini.

    - Comme ça ?

    - Je sais, c’est incompréhensible. Et ça cache quelque chose. Forcément Il a passé tellement de temps dans ma tête, j’ai l’impression de le connaître, comme s'il faisait partie de moi. C'est étrange. J'ai pu le sentir, le jauger. Il n’est pas mauvais au sens sith du terme. Mais il est implacable. Il n'hésitera jamais. En un sens, il est monstrueux. Et son pouvoir Lian, tu n’imagines pas… Il est si profond. Non, je ne suis pas fiable. Je ne crois pas l'être encore. Du moins pas tant que...

    - Qu’est-ce que tu veux dire exactement ? Que tu retomberas sous son contrôle ?

    - A tout instant s'il le désire.

    - Dans ce cas, nous t'entraînerons. Maître Candeleur t’aidera.

    - Maître Candeleur est extraordinaire, je sais. Il résisterait à l’emprise de Marionetis. Mais pour moi, il est trop tard. Il es trop tard, mon amour.

    - Je vois. Dans ce cas, j'ai besoin de te poser une question. Ne m'en veut pas de le faire, je dois savoir : est-ce qu'il est trop tard pour nous également ?

    - Non, bien sûr que non. Je t’aime. Je t’aimerai toujours. Tu es mon géant.

    - Et tu es ma speedeuse.

    Les deux amants restent fronts contre fronts pendant quelques instants. Lian sent l’amour d’Elonn, son doute, sa crainte mais aussi sa certitude. Il appréhende ce qu’elle va dire.

    - Il connaît tes capacités, Lian. Il a lu en moi. Il sait de quelle manière tu peux agir sur les midi-chloriens. Il sait que tu peux couper n’importe qui de la Force, que tu peux augmenter nos pouvoirs. Je ne sais pas ce qu'il compte faire. Il t'estime beaucoup. Mais il n'aura pas de pitié.

    - Dans ce cas, murmure-t-il en souriant, je ne le laisserai pas me tuer.

    - Ne le sous-estime pas, Lian. J’ai senti une volonté si grande, si pénétrante. Il ne lâchera rien, à personne. Il brûlera tout pour accomplir son objectif. C’est une forme de mal. Une forme absolue.

    - Tu as toujours été une meilleure Jedi que moi, sourit Lian en l’embrassant. Je te fais confiance. Je ne le sous-estimerai pas. Promis.

    - Si je devais donner une image, rougit Elonn devant le regard plein d'admiration de son époux, je prendrai celle d'un Sith blanc. Il me paraît si contre-nature. Plus que ces droïdes, plus qu’Aetius, il a quelque chose qui transcende la Force. On ne peut pas se fier à lui. Comme on ne peut plus se fier à moi. Il me retournera contre vous. Il me transformera en bombe. Il faut que cela cesse, Lian. Tu comprends ?

    - J’ai peur, ma chérie, de ce que tu vas me demander.

    - Je sais, mon amour. Je sais. Mais j’ai beaucoup réfléchi, j’ai sondé la Force, je suis allé au temple d'Ahch-To pour méditer. Je n’ai pas trouvé d’autres solutions. Il n’y en a pas d’autres. Tu dois me couper de la Force, Lian. Sans elle, il ne pourra plus rien. Sans pouvoirs, je n'ai plus d'utilité.

    Lian la serre plus fort encore. Il sait qu'elle a mûrement réfléchi, que ce choix la déchire. Cette fois, c’est à son tour de pleurer. Il vient nicher sa tête dans son cou.

    - Je suis tellement désolé, mon amour. Tellement.

    - Je sais, mon coeur Je sais.

    - J’ai vu ce que ça fait. J’ai ressenti tellement de honte la première fois qu'on m'a demandé de priver un sith de son pouvoir.

    - Je me souviens.

    - Mais je ne t'ai pas dit ce qui arrivé ensuite. Je ne t'ai pas dit qu'il s’est tapé la tête contre les murs, qu'il ne supportait pas d’avoir été séparé. Il s’est tué, Elonn. Je l’ai condamné à la pire des morts.

    - Je le supporterai, Lian. Je tiendrai.

    - Mais ça sera si dur.

    - Tu m’aideras.

    - Mais tu m’en voudras. Je resterai celui qui t’a coupé de la Force. Tu ne pourras plus me regarder en face. Et je ne pourrai pas revenir en arrière. Ma technique est définitive. Jamais plus, tu ne seras en relation avec la Force. Il n’y aura plus plus de méditation, plus d’harmonie, plus de chaleur. Tu me demandes de t'arracher les ailes.

    - Il y aura toi. Tu me porteras.

    - Et comment feras-tu pour te défendre ?

    - J’utiliserai un blaster. Je garderai mon sabre. Tu as oublié ? Je sais me battre. je sais me défendre.

    - Tu sais ce que je veux dire. Que feras-tu contre un Sith ?

    - J’espère bien que tu seras là. A partir d’aujourd’hui, on ne se quitte plus.

    Lian sourit. Ses yeux sont rougis. Leurs regards s'éclairent d'une tendresse infinie. Ils s’aiment plus que tout et il va la faire souffrir. Il va la couper. Elle connaît les risques pour elle, pour eux. Mais il sait que si quelqu'un dans la galaxie peut le surmonter, c’est elle. En échange, il la soutiendra. Il l’aimera jusqu’au bout de lui-même, par-delà la Force. Alors il l’embrasse. Leurs lèvres se collent l’une à l’autre, mêlant le goût salé de leurs regrets, de leur appréhension et de leur Force.

    - Quand veux-tu que je le fasse ? finit-il par demander.

    - Demain matin. A l’aurore. Je veux passer la nuit avec toi. Je veux nous retrouver. Je veux que la Force soit avec nous. Ensuite, tu me couperas.

    - Où souhaiterais-tu aller ?

    - A l’arche de Luth. J’aimerais voir les poissons bulles, écouter leur chant.

    - C’est une bonne idée. Nous allons partir. Mais avant, je dois te le demander : est-ce que tu accepterais de parler à Maître Dook ?

    - Bien sûr. Fais-là venir.

    Maître Dook’Athis descend de la navette à l'appel de la Force émis par Lian. Elle marche lentement, comme si elle portait un poids.

    - Bonjour maître, s’incline respectueusement Elonn.

    - Ah, mon apprentie !

    Elonn sourit. Elle n’est plus son apprentie depuis longtemps mais ce témoignage d’affection la touche. Il y a tellement de bienveillance en elle. Quelle chance d’avoir été trouvée par elle. La Force l'avait bien inspirée. La Force...

    - J’aimerais que tu me racontes ce qui s’est passé. Mais sois brève où Lian ne me pardonnera pas de te retenir.

    Elonn explique brièvement son enlèvement par Marionetis, son entraînement, ses missions, ses soit disant meurtres alors qu'il se chargeait lui-même des assassinats. En vérité, il ne cherchait qu' grandir sa réputation, l’amener à la table du conseil Sith.

    - Pourquoi t’a-t-il relâché ?

    - Je ne sais pas. Je ne comprends pas maître. Je sais juste qu’il ne voulait pas me souiller. Et en même temps, il était prêt à mon sacrifice. Mais ce projet de bombe n’aurais pas pu marcher. Il devait le savoir. La table du conseil était trop éloignée du trône et l’usage de la Force y était prohibée, surveillée.

    - Il n’a pas passé 3 ans avec toi sans avoir un plan. Tu t’en rends compte, j'imagine ?

    - Oui, Maître. Mais il y a encore quelque chose que je ne vous ai pas dit.

    - Quoi ?

    - Aym Fallas. Il est en vie. Je l’ai vu cloué au dos du trône d’Aetius.

    Dook’Athis écoute. Elle ne laisse pas transparaître ses sentiments.

    - Que sais-tu sur lui ? demande-t-elle en se reprenant.

    - Ce que vous m’avez appris, maître. Qu’il était un Jedi légendaire, un peu fou, qu'il vous avait tout appris.

    - Pas fou. Passionné. Indomptable. Incapable de respecter la hiérarchie. Mais le plus vaillant des utilisateurs de la Force que j'ai jamais rencontré. Et le meilleur professeur. Sans lui, je ne maîtriserai pas la méditation de combat. Il a été si bon avec moi. Comme un père.

    - Je suis désolé, maître.

    - C'est à moi maintenant de te révéler quelque chose. Quand nous nous sommes vus pour la dernière fois, il enquêtait sur un sith. Un sith qui manipulait la Confédération pour réintroduire l'ordre noir. Un sith qui cherchait parallèlement à limiter la puissance des Jedi. Ce sith, m’a-t-il confié le jour de sa disparition, avait un don particulier. Un don qui nous menaçait tous. Je pense qu'il parlait de résurrection.

    - Marionetis ?

    - Exactement.

    - Je ne crois pas maître. Je ne saurais dire pour quelles raisons mais il était troublé de voir Aym Fallas. Il a éprouvé de la compassion, de la pitié, de la tristesse. Non, c'est Aetius qui...

    - J’ai rencontré Aetius, Elonn. Je n’ai pas senti la monstruosité dont tu parles. Nos espions parmi ses serviteurs n’ont rien révélé. Pas plus que les agents de la Confédération qui maîtrisent la Force. En tout cas, rien qui qui sorte de l'ordinaire Sith. Il n'y a rien de tout cela dans leurs rapports. Or certains de leurs espions sont devenus des maîtres.

    - Où voulez-vous en venir ?

    - Au fait que je ne crois pas qu'Aym soit encore en vie. Je l’aurais su, je l’aurais vu. Marionetis l’a tué. Comme je l'ai toujours suspecté. En revanche, je crois qu’il est entré dans ta tête, qu’il t’a fait voir des choses. C'est de cette manière qu'il a pu tromper tant de gens. Il prend le contrôle des morts et des vivants. Il peut contrôler les esprits à sa guise, leur faire croire ce qu'il veut. Mais nous ne lui donneront plus le plaisir de se servir de toi. Nous le vaincrons. Nous l'empêcherons de mener son plan. Car je crois qu'il cherche à mener une véritable résurrection. Pas de simples pantins.

    - Je ne pense pas avoir imaginé quoique ce soit, maître. Tout ça était trop réel.

    - Je sais Elonn. Mais je te le prouverai. En attendant , je suis très inquiète. Il va nous frapper, je le sens. Il sera aidé de ces robots qui prêchent contre notre ordre. Peut-être les ai-je pris trop à la légère. Nous étions 6 voix pour et 6 voix contre au conseil. Je n'ai pas voulu les déclarer ennemi de la Force. Je n’avais pas vu la menace. A présent, il en a fait ses alliés.

    - Je ne sais pas ce que Marionetis trame, maître. Et vous avez peut-être raison. C'est un meurtrier. Il n'a pas ma sympathie. Mais vous n’auriez aucun doute sur la menace si vous aviez vu le vrai visage d'Aetius.

    - N'en parlons plus, Elonn. Je ne te convaincrai pas. Surtout qu'à ce stade, ça n’a pas d’importance. Marionetis ou Aetius, notre priorité va à la paix, à la consolidation de la Confédération. Pour l’instant, la menace vient des droïdes. Ils viennent de détruire Fort K.

    - Ce n'est pas une grande perte, répond-elle machinalement.

    - Toujours aussi spontanée, sourit maître Doo'k. C’est vrai que Lian et toi venez du système Mundu.

    - De la troisième lune de Kléros pour moi. De Fandis pour lui.

    - Le souci Elonn, c’est que nous n’avons trouvé aucun survivant. Tout a été nettoyé. Comme sur Oortha, les droïdes n'ont pas fait de quartier. Notre vaisseau espion a capté les images de leur fuite, je peux te les montrer.

    - Non, je vous crois évidemment.

    - Marionetis les a fait embarquer dans sa navette. Alors je ne sais pas ce qu’il attend de toi. Mais il le fait contre nous, contre la Confédération et contre les Sith. En outre, mon maître n’aurait jamais disparu s'il n'avait pas eu un adversaire à sa mesure. Et le pire, mon enfant, c'est que j’ai recherché Aym. Mais je n’ai pas retrouvé sa trace. Puis il y a quelques mois j’ai commencé à suspecter ce Marionetis d'être le manipulateur dont il parlait. J'ai cherché, enquêté, relié. Et j'ai vu sa main derrière de nombreux d’événements en apparence anodins. C'est pour cela que j'ai commencé à le soupçonner d'être derrière ton changement.

    - Je ne voudrais pas vous contredire, maître. Vous avez beaucoup plus d’expérience que moi et je peux me trompern j'en suis consciente. Encore maintenant, je peux être manipulée. Mais je ne crois pas qu’on puisse faire ressentir et imaginer la sensation que j'ai eu en présence d'Aetius. La Force hurlait maître. Elle hurlait.

    - Prend garde à tes émotions, Elonn. Celui qui t’as manipulé s'est trouvé capable de te faire passer pour une Sith. Tu avais des yeux jaunes, infestés de haine. Il peut te faire ressentir ce qu'il veut.

    - La colère est son vecteur, maître. Je le reconnais. Il est capable de la susciter, de l'exploiter de l'augmenter. Mais pas cette peur viscérale, pas ce dégoût. Malgré tout, vous avez raison sur un point : il joue un double jeu. C'est certain.

    - C’est bien. Tu restes objective. J'ai toujours apprécié ton sang froid. C’est pour cette raison que j’ai besoin de toi. Je veux que tu enquêtes à ton tour. Il est difficile de savoir à qui me fier. Certains Jedi répondent à l’appelle des droïdes. Ils croient leur message, ils se persuadent que nous nous sommes détournés de notre mission. Je sens ce qui se murmure.

    - Mais nous ne l'avons pas fait. Nous sommes de Jedi.

    - Je le sais, Elonn. Malgré tout, il y a des éléments radicaux, des maîtres et des apprentis qui doutent. D’autres pensent trouver une nouvelle puissance auprès d’eux.

    - La quête de puissance est la voie des sith.

    - Tu dis vrai, Elonn. Nous faisons corps avec la Force par l’harmonie, l’assiduité, l’équilibre, l’abnégation, le courage. Mais ces droïdes ont quelque chose d’hors du commun. Et j’ai besoin d’en savoir davantage. Nous avons cherché partout. Nous n’avons rien trouvé. Mais tu as d’autres connexions. Tu es moins classique dans tes raisonnements, dans tes fréquentations. Toi et Lian étiez des hors-la loi. Vous avez toujours eu votre façon d’entrer dans les milieux les plus interlopes. Vous avez le bon langage. De mon côté, les enfants de bonnes familles qui font le gros de mes espions ne peuvent rien dans cette affaire. Nous nous sommes trop intéressés à certaines classes sociales. Nous les voulions capables de nous élever, de nous introduire, de changer la loi. La décision n'a pas eu que des aspects positifs.

    - Je comprends. Pourtant, je ne vois pas comment je pourrai vous aider, maître. Je ne serai plus une Jedi demain matin. Lian me coupera de la Force. Car malgré tout ce que je vous ai dit, je suis consciente du danger, de la noirceur de Marionetis. Je veux échapper à son emprise.Je le dois.

    - Je sais. Je l’ai compris au son de la voix de Lian. Tu es courageuse, Elonn. Si courageuse. Mais tu n’as pas besoin de faire corps avec la Force pour rester une Jedi. Tu le seras toujours. Et tu pourras m’aider. Je ne veux pas ton utilisation de la Force, je veux ton esprit, ton audace.

    - Que voulez-vous que je fasse ?

    - Trouvez-moi le créateur ces robots. Ils ne viennent pas de nul part. Tu auras toutes les accréditations. Met un masque respiratoire. Personne ne doit te reconnaître. Apporte-moi des informations sur ces robots, que je puisse éteindre le feu qui couve dans notre ordre. Ensuite, je persuaderai la Confédération de les bannir.

    - Je le ferai maître.

    - Je sais, mon apprentie. Je n'ai jamais douté de toi. Je ne douterai jamais. Et si ces robots sont liés à Aetius comme tu me l'expliquais alors apporte-moi des preuves. Prouve-moi qu'il représente un danger majeur. Et nous nous occuperons de lui.

    - Je le ferai, maître.


    --- chapitre 9 ---