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Star Wars : Année Zéro / Chapitre 1 : Huit

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  • Bonjour à tous,

    Voici le premier chapitre de ma fan fiction Star Wars intitulée "Année Zéro". Je proposerai un chapitre par semaine. Au programme : des nouveaux pouvoirs, des combats, des retournements, de l'aventure, de la spiritualité, des civilisations, etc... Bref, je vous invite à plonger avec moi dans les étoiles et à monter à bord de croiseurs interstellaires. N'oubliez pas votre sabre laser.

    Avant toute chose, pour m'introduire, je ne suis pas un fan de la saga mais j'aime l'univers. Je le trouve fascinant. Et cela fait longtemps que j'ai envie de l'exploiter à ma sauce. Pour autant, je dois remercier les tipeurs puisque sans eux, je me serai sans doute pas lancé dans ce projet. C'est toujours très motivant de se sentir soutenir. Vraiment, un grand merci à vous. Je dois aussi avouer que le fait d'avoir écrit de longues critiques des films Star Wars 7, Rogue One et bientôt Star Wars 8, m'a donné envie de me frotter au sujet. Je trouve beaucoup plus intéressant qu'un critique propose sa vision d'une oeuvre qu'il conteste plutôt que de rester dans la pure analyse. Alors voilà, il me semble qu'on peut faire autre chose avec Star Wars que ces 2 derniers films risibles reposant sur des personnages malheureusement trop creux et des trames aussi peu inventives.


    Pour ceux qui se lanceront dans la lecture, je ne propose pas là une version tout à fait définitive. Les chapitres seront très lisibles, avec des descriptions mais je pense les reprendre quand tous auront été écrits pour les densifier, donner davantage d'atmosphère. Quoiqu'il en soit, je suis assez content de l'histoire et je vous conseillerai d'attendre le chapitre 3 qui donnera un bon aperçu de la trame. Je sais que la petite vidéo d'introduction est un peu en retrait, alors que ce 1er chapitre part sur les chapeaux de roue, mais j'ai conçu une histoire avec des personnages que j'espère intrigants, riches, nuancés. Enfin, je me rapproche beaucoup plus de l'univers étendu que de la saga cinématographique. Je sais que certains crieront au blasphème vu certaines libertés mais vous verrez aussi de nombreux raccords, des explications que je trouve cohérentes avec le background. Du reste, s'il est certain qu'on peut mettre sa personnalité dans son travail pour en sortir quelque chose qui nous ressemble, je ne cherche pas non plus à réinventer. Je vois Année Zéro comme un prolongement assez respectueux des codes, finalement, avec la volonté de les exploiter ou de proposer une lumière un peu différente. Et je publierai dans le topic Année Zéro du forum du magazine Icare, les critiques que je recevrai.


    Allez voilà, il est temps de commencer. Un petit générique pour introduire l'univers et hop. Que la force soit avec vous !


  • HUIT


    Le vaisseau de Darth Cinna et de Darth Marionetis sort à peine de l’hyperespace. La planète Oortha se dévoile sur l’écran, petite bille de la circonférence d’une demi-lune en suspension dans la bordure extérieure. L'hémisphère sud se trouve en éruption permanente, terre noire striées de veines de lave, tandis que le nord offre des paysages de glace, abruptes, déchirés. Le vaisseau plonge immédiatement dans son atmosphère, traverse la couche de nuage et de brume. La pluie de grêlons de la taille de ballons sondes frappe violemment la carlingue. L'écho de ce tambourinage se propage dans l'habitacle sans troubler ses deux occupants. Un peu plus bas, sous la neige, le radar fait état d'une base creusée au sommet de la plus grande montage. Les plans apparaissent, dévoilent le réseau à l’intérieur de la roche, ses pièces, ses couloirs, ses escaliers qui fuient jusque dans les profondeurs, vers le magma.

    Soudain, des canons s’actionnent. Des tirs lasers bombardent le bouclier du vaisseau. Darth Cinna entame une manœuvre, vrille, verrouille les canons hostiles, tirent plusieurs missiles qui détruisent les défenses. Son pilotage est vif, précis, sec. Le vaisseau se pose sur la plate-forme d’atterrissage battue par la tempête. La seigneure noire des Sith, Darth Cinna, aux iris rouges et jaunes tout juste délimitées par un fin liserai bleu, se tient sur la passerelle qui descend vers la piste. Elle se tient droite, drapée dans sa longue tenue noire qui la serre au corps, le visage dans la pénombre de sa capuche, quelques mèches blondes dépassant à peine, tandis que Dath Marionetis porte des vêtements couverts de lanières de métal ainsi qu’un masque noir en forme de main qui ne laisse apparaître que son oeil rouge et la partie haute de la moitié droite de son visage.

    Ils ont pénétré nos systèmes, retourner nos canons, constate Marionetis. Ce n'était pas prévu.

    Non. Mais je n'ai rien contre un peu d'originalité. Pas toi ?

    Je crains d'être déçu une nouvelle fois, maître.

    Je n'ai rien contre cela. La peur mène au côté obscur et le côté obscur au pouvoir. Tes sens devraient être aiguisés. Tu perçois quelque chose ?

    C’est très faible mais oui.

    Des vivants ? Des morts ?

    Des morts. Beaucoup. Et autre chose. Quelque chose de ténu, de discret, pourtant d’omniprésent.

    Darth Cinna sourit cruellement avant d'ajouter :

    Intéressant. De tous les utilisateurs de la force, tu es l'un des plus sensitifs. Et pourtant, tu n'identifies pas la menace.C'est une première depuis que j'ai tué ton précédent maître...

    Les deux sith quittent la passerelle, s’engagent sur l’air d’atterrissage. Cinna a dressé un mur de force, une sorte de toit sur lequel s’écrasent les grêlons, pendant qu'ils rejoignent l’entrée de la base. La porte est verrouillée. D’un geste de la main, elle force l’ouverture. L’énorme mur d’acier se lève. 5 corps gisent à l’entrée.

    Des Jedi, annonce Marionetis, penché sur les cadavres.

    Je sais, répond Cinna en observant un des corps coupé en deux. Celui-ci fut mon apprenti avant toi. Aken Munsh.

    Marionetis continue d'inspecter les corps.

    Aux blessures, annonce-t-il, leurs ennemis maniaient des sabres laser. Aucun tir, c’est certain.

    Le Seigneur Aetius n'aimera pas. Comment des Jedi ont-ils pu connaître l'existence de ce temple ?

    Je ne sais pas. Il faudra comprendre. Combien y’avait-il des nôtres ?

    Une quinzaine de maîtres, autant d’apprentis et les serviteurs initiés. En tout une centaine de personne.

    Je vois. J'ai bien peur que quelqu'un nous ait trahi. Quoiqu'il en soit, nous trouverons pas de survivants.

    Aucune fuite ?

    La force me dit que non mon maître. Je compte 128 cadavres. Et des formes, si évanescentes que je ne puis déterminer si elles sont mortes ou vivantes.

    Une idée de ce qu'elles pourraient être ?

    Non. Mais je pense que nous saurons vite. On nous attend.

    Oui, je le ressens cette fois. C’est étrange. On nous invite.


    Darth Cinna et Darth Marionnetis s’avancent, quittent le hangar, suivent un immense corridor, traverse d'autres salles, chaque fois vides, puis rentrent dans une immense salle. Les lumières sont éteintes. Darth Cinna tend sa main. Des éclairs de force jaillissent de ses doigts, fuient jusqu’au générateur, courent dans les turbines qui se remettent aussitôt à tourner . L’entrepôt s’éclaire entièrement, dévoile ses immenses colonnes noirs, ses arrêtes épurés, les statues de maîtres Sith défigurés. Des corps gisent un peu partout, certains ont gardé leur sabre laser dans leur main.

    Quelques Jedi là encore, pointe Cinna, une dizaine. Et les nôtres. Je n’ai pas l’impression qu’ils se soient battus entre eux.

    C'est juste. Les corps des Jedis sont morts depuis peu. Il y a encore de la force. Les nôtres ont été tués il y a plus longtemps.

    Tu en déduis quoi ?

    Que les Jedi ont été attirés sur notre base. Quelqu'un leur a tendu un piège.

    Et il nous a tendu le même. Des Jedi morts dans un temple Sith non répertorié ? Il y a de quoi lancer des hostilités.

    Brusquement, Marionetis tourne la tête. Il a senti quelque chose. Il regarde dans l’encadrure de la porte. Il y fait sombre. Quatre yeux mécaniques d’un rouge rubis percent au travers. Darth Cinna le remarque à son tour.

    Juste un droïde, s'agace-t-elle.

    Ce n’est pas qu’un droïde, Maître. Je sens la force. Presque imperceptible. C’est comme si elle se fondait en lui. Mais elle est là.

    Cinna observe plus attentivement le robot, voit le pommeau d'un sabre laser dans sa main. La lame blanche jaillit presque aussitôt, vient faire écho à la sensation de Marionetis.

    Intéressant, réagit-elle. Je m’en occupe. Analyse ses capacités.

    Oui, Maître.

    Le droïde se précipite. Il court à une vitesse étonnante. Cinna tend sa main, projette une onde de force. La machine se replie sur elle-même, travers l’onde, se déplie, rallume la lame de son sabre et frappe. Le duel commence. Le robot est d’une rapidité étonnante mais Cinna pare les coups sans difficulté, s'amuse avec son adversaire, teste ses réflexes, sa dextérité. Quand elle rompt soudain la charge... De son autre main, elle envoie ses charges électriques. Le robot tend sa paume, forme une bulle de force qui absorbe leur puissance.

    Absurde, pense-t-elle en abandonnant les décharges d'éclairs pour mieux serrer le poing. Comment pourrait-il avoir ce niveau ?

    Elle y concentre sa puissance, l’ouvre subitement alors que le robot se précipite, lame en avant. Des piques de force sortent des doigts de la Sith, transperce la machine qui s’arrête sur place. Le robot est gravement endommagé. Pourtant, il tient encore debout.

    Il a concentré la force sur ses systèmes les plus importants, annonce Marionetis. Il a des réflexes de survie.

    Tu en as assez vu ?

    Oui, maître. Sa maîtrise est étonnante mais sans doute trop neutre pour que son intensité représente une menace.

    Neutre ?

    C'est le seul terme qui me vienne en tête. Quoiqu'il en soit, je ne crois pas qu'un tel droïde aurait pu présenter un risque pour ce temple.

    Qu'importe, il est temps d’en finir. Nous rapporterons ses pièces pour analyse. Nous verrons bien de quoi il s'agit..

    Cinna tend la main vers le robot, serre le poing, le compresse sur lui-même pour n'en fait qu’une vague boule de métal qui roule sur le sol.

    En soi, ce n’est pas tant sa maîtrise qui m’interpelle, reprend-elle. As-tu senti quelque chose d’organique ? Même un résidu ?

    Aucun.

    Hmm.. En théorie, seul un organisme vivant est capable d'utiliser la force. Et, malgré tout, j'ai cette chose devant moi, je l'ai combattue. Je sais bien qu'on a déjà connu des êtres mécanisés capables d'utiliser la force mais la base était toujours organique. Là, je ne sens rien. Mais il faudra l'analyser. Chercher des midi-chloriens. Un être artificiel ne devrait pas pouvoir utiliser la Force. Ça n'a pas de sens.

    C’est peut-être pour cette raison qu'elle est si ténue. J'ai l'impression de quelque chose de très particulier, d'à la fois familier et de distant.

    Même particulier, il n’aurait jamais pu détruire ce temple.

    Lui non mais avec les autres, si.

    Des dizaines d’yeux se découvrent au fond du couloir sur lequel donne la porte de derrière. Une trentaine de robots identiques au premier s’avancent sans un mot. Les lames blanches jaillissent de leur sabre.

    Puis-je m’en charger, Maître ? demande Marionetis alors que les machines enjambent les cadavres des Jedi. J’aimerais savoir jusqu’où va leur perception.

    Tu peux.

    Les droïdes continuent d’avancer parmi les cadavres. Marionetis tend le bras vers l’avant. Soudain, les robots s’arrêtent. Ils fixent les corps des jedis sur le sol, là juste à leurs pieds.

    Ils sont très sensibles à la force, remarque le sith Ils ne comprennent pas ce que je suis en train de faire mais ils sentent ma manipulation. Ils ont une perception proche de la mienne. Des senseurs...

    D’un geste de la main, les cadavres des Jedi s’animent alors que les robots les surplombent. Les anciens cadavres attirent les sabres lasers tombés à terre, font jaillir les lames et tranchent d’un coup la moitié des machines. Les autres robots se regroupent, les affrontent avant d’être dépassés par la puissance de leurs opposants. Lorsque la dernière machine s’écroule, tranchée en deux, les Jedi retombent inanimés. Les sabres roulent sur le sol.

    J’aimerais récupérer des sabres également.

    Fais, répond Cinna.

    Malheureusement, résonne une voix métallique depuis le fond de la pièce je ne peux pas vous laissez faire. Rien ne sortira d’ici.

    A cet instant, un autre robot se découvre, plus racé, plus grand, un droïde d'apparence assez noble. Il est drapé dans une sorte de moulure blanche qui épouse l'arrière de son corps, forme au sommet une capuche sous laquelle perce une bille bleue artique, une iris posée sur un disque en argent. A l'intérieur circulent des câbles torsadés bleus nuit et gris. Ils courent sur le reste de son bustes, parfois jointoyés pour former les épaules, les muscles, le tronc. Ses deux bras se terminent par trois imposants doigts de métal, ses deux jambes s'achèvent à l'identique.

    En voilà un qui parle, s'étonne Marionetis.

    Nous parlons tous. Les Jedi à vos pieds pensaient que nous parlions trop. Désormais, ce sont eux qui ne disent rien. A moins, bien sûr, que vous ne puissiez faire murmurer les pantins ?

    Qui est le plus pantin des deux, s'amuse Marionetis. Un corps que j'anime ou un droïde qui suit un programme ?

    Encore un qui ne voit pas ce qui est devant lui. Nous sommes des centaines de voix propres, des centaines de personnalités. Nous sommes uniques. Et libres. Bientôt, nous serons des milliers. Et vous ? Combien de Siths ? Combien de divisions ?

    Je ne sais pas. Un seul connaît notre nombre. Mais même si nous n'étions plus que deux, cela me paraîtrait suffisant. Certaines choses ne changent jamais.

    Nous verrons cela. Je constate en tout cas que votre Seigneur Aetius n'a pas envoyer n'importe qui. Un marionnettiste ? Vraiment... La Force est pleine de surprise. A tel point que j'aimerais savoir si ton pouvoir marcherait sur nous.

    Je me posais la même question.

    Je sais. Je peux sentir en toi le désir de les réanimer. Vas-y, je t'en prie. La force ne les a pas encore quittés. Essaye de les manipuler, investi leurs automatismes.

    Merci pour la permission, s’amuse Marionetis.

    Le sith tend sa main, cherche la Force dans les créatures, puis rabaisse le bras.

    Je ne peux pas. Mais tu l’avais deviné, n'est-ce pas?

    Je l'ai compris en te voyant manipuler les Jedi.

    En m’observant qu'une seule fois ?

    Mon programme l'a analysé. D'ailleurs, le même m'annonce que tes pouvoirs ne suffiront pas. Il n’y a pas assez de corps dans cette pièce pour me vaincre.

    Ne te fie pas à ton programme. Rien n'est plus faillible qu'une machine qui base sa stratégie sur des calculs de probabilités. Pourquoi supposer que je me cache derrière ma manipulation ?

    Je vois. Dans ce cas, le combat risque d'être intéressant. Plus intéressant qu'avec les autres.


    D’un coup, les Jedi se relèvent. Ils attirent les sabres lasers et chargent le dernier robot. Cette fois, ils se font tailler en pièce. Le style de ce nouvel ennemi est virevoltant. La lame de son sabre sort et disparaît en quelques micro secondes. Il bloque un coup, fait disparaître le laser qu'il rallume juste derrière et transperce chaque Jedi comme si de rien n’était. Ils s’écroulent.

    J’espère que tu te bas mieux que tes pantins.

    Remarquable, murmure Marionetis le visage stupéfait derrière le masque. Tu ouvres de nouvelles perspectives.

    Toi aussi à ta manière. Tu ne ressens pas d'inquiétude, tu ne fais appel à la peur ni au courage. Je dirai presque que je perçois une joie.

    Plutôt une révélation.

    C'est aussi ce que je ressens maintenant. Je n'aurais pas cru qu'il était possible de ranimer des corps. J'aurais même une question si tu me le permets.

    Je t'écoute.

    J'aimerais savoir combien de temps dure la manipulation ?

    Tout dépend du moment où j'en prends possession. Si la connexion est suffisante, je peux réanimer n'importe quel corps. Mais je ne peux pas prolonger la symbiose avec les midi-chloriens. Ils meurent eux aussi. C'est juste qu'ils le font plus lentement que leur hôte. En attendant, je peux m'en servir comme vecteur. Je ne sais pas si ce que je te dis te parle mais nous sommes connectés à la Force dans des proportions que peu de Jedi ou de Sith imaginent. Nos corps en gardent la mémoire et réciproquement. Comme ce n’est qu’une mémoire, cela veut dire que mes pantins sont moins forts que les originaux, dépourvus de volonté, de personnalité, d’adaptation, d’anticipation. Ce sont juste des corps qui se meuvent en souvenir de ce qu'ils ont été. Mais ils restent techniquement du même niveau. Et ils ont surtout un avantage que tu ne vois peut-être pas.

    Lequel ?

    Ils sont déjà morts.

    D'un coup, les Jedis se relèvent. Marionetis sort son sabre laser, dévoile la lame turquoise.

    J’ai de la chance, s'extasie le robot. Nous avions choisi ce temple pour apprendre vos secrets, nous mesurer à vous. Je ne pensais pas que je tomberai sur quelqu’un d’aussi talentueux, qui nous sente et qui puisse exercer ce degré de maîtrise de la Force. Combien de corps peux-tu manipuler à la fois ? C'est ça le coeur de ton pouvoir, n'est-ce pas ?

    C’est une question à laquelle je répondrai une autre fois, se résigne Marionetis en rentrant sa lame. Tu ne le sens peut-être pas mais tu es la proie de quelqu’un d'autre. De quelqu'un de beaucoup plus fort que moi.

    Les Jedi retombent inanimés. Le robot tourne la tête, découvre le regard brillant et le sourire cruel de Darth Cinna.

    Je vois, fit-il. Le maître à la priorité.

    Toujours.

    C'est à mon tour, se délecte Cinna. Cette capacité à allumer et éteindre ton sabre aussi vite, c’est quelque chose de saisissant. Tu m'appartiens. Je vis pour ces moments.

    Dans ce cas, ton existence a bien peu de sens.

    C'est le seul possible. Mais avant de te détruire, donne-moi ton nom. Je veux savoir qui figurera au panthéon de mes victimes.

    Huit.

    Un numéro de série ? Décevant.

    J’ai choisi mon nom pour sa perfection, son sens. L'ironie, c'est que je ne savais pas encore que j'étais le huitième. Mais je ne crois pas qu’une Sith serait à même de comprendre. Tu es comme les autres. Tu finiras comme les autres.

    Le droïde se précipite à une vitesse sidérante. Cinna tend sa main, tente de le projeter avec la force quand il se déporte sur le côté d’un bon fantastique. Il sort sa lame blanche de son sabre, attaque sur sa gauche. Cinna, sort la sienne, rouge. Elle pare. La lame de Huit disparaît, réapparaît. Cinna ne peut rien anticiper ni prévoir, juste parer, éviter. Encore parer. Puis elle sent brusquement l'ouverture, elle attaque, il pare. Le combat s'équilibre lorsque Huit sort un deuxième sabre.

    Cette fois, Cinna ressent la peur. Cela devient difficile de savoir quelle lame va sortir, rentrer, s’il s’agit d’une feinte. Les coups sont plus rapides, elle sent qu’elle perd le contrôle du combat. Si vite… Trop vite… Aussi dès que la première lame vient parer son coup, elle insuffle des éclairs sur son sabre. Ils s'ajoutent. Huit est surpris. Son premier sabre surcharge au contact avant de casser sous l’action combiné du laser et de l’électricité. Cinna profite de la faille, lui coupe son autre bras et sa jambe puis le projette avec la force.

    Je ne croyais pas cela possible, murmure-t-elle, la bouche barrée d'un rictus terrifiant. Mais tu manies mieux le sabre que moi. Tu le manies mieux et je déteste cette sensation.

    Le robot s’est relevé difficilement. Il tient sur une jambe.

    Cinna tend son bras. "Tout est fini", lance-t-elle.

    Fini ? tance le robot. Pour qui ?

    Ecarte-toi, crie soudain Marionetis.

    Les têtes des droïdes dispersés dans la pièce explosent au même instant avec violence. Leurs yeux ont brillé une dernière fois suivie d'une détonation. Lorsque la fumée se dissipe, les corps des Jedi morts ont dressé un mur tout autour des deux sith. Le rempart de chair est déchiqueté mais il a tenu.

    J’ai bien fait de te garder comme apprenti.

    Merci Maître.

    Les corps des Jedi retombent et laissent la salle desespérement vide.

    Il avait un plan pour s'échapper.

    Je sais.

    Lui et les 7 autres. D'autres droïdes. Ils nous observaient. Ils se réservaient l’explosion pour préparer leur fuite. Mais je ne crois pas qu'ils s'imaginaient être surclassés.

    Peu importe. Il a fallu que j'abatte ma meilleure carte. Le Seigneur Aetius n’aimera pas ça. Ils n’étaient qu’une poignée mais ils ont écrasé ce temple.. Ils nous ont humilié. Il m'a humilié. Une centaine de Sith, des Jedi. Et j'ai dû briser son arme.

    Je ne crois pas qu'ils nous aient écrasé. Les 7 autres semblaient endommagés. Et nous ne connaissons pas leurs pertes. D'ailleurs, il y a une différence entre ceux qui se sont enfuis et les premiers que nous avons combattu. Une différence énorme. Reste qu'il n'est jamais une bonne idée de compter sur le nombre pour faire grandir le côté obscur.

    Cette décision ne nous appartient pas. Je ne pense pas que...

    Cinna s'est coupée. Un cri a retenti derrière eux. Un cri puissant, sorti du fond du coeur, un cri qui porte son prénom. Son prénom avant de devenir Sith :

    Elonn !

    La Sith se retourne, découvre un Jedi.

    Lian ! Encore toi !

    ---- Chapitre 2 ----


    ps : je terminerai chaque fois sur une musique de Star Wars (parfois des morceaux composés par des fans), ou plus rarement tiré d'un autre univers. Là, je commence avec le thème de Darth Revan.